Ma vie en petits bonheurs

Y’a de l’amour, y’a de l’amitié, y’a des rires, et oui, il y a quelques larmes…

 

Inspiration

 

***  Je serai de retour éventullement pour parler de mes petits bonheurs…  Ils sont très nombreux par les temps qui courrent et je suis plus occupée à les vivre qu’à les raconter.  Vraiment le temps me manque.  Mais, j’ai plien de belles choses à vous dire.  Mais pour le moment… ***

Je me sens inspirée par ce qui se passe dans le monde.  Émue, remplie d’espoir, challengée…

Voici ce qu’une amie à moi m’a envoyé par courriel.  Je tiens à préciser que cette amie est mulâtre et que ce qui se passe de l’autre côté de la frontière la touche au plus haut point.

Voici un court texte qui parait dans Facebook ces jours-çi, dans le groupe ”Thought of the day”:

Subject: History….

Many of us had a dream and many of us achieved a goal….

Lewis Hamilton, Tiger Woods, Malcom X, Mohammed Ali, Tupac Shakur, Rosa Parks, Jessy Jackson, Oprah Winfrey, And MANY MORE….

Dr Martin Luther King jr: I believe that unarmed truth and unconditional love will have the final word in reality. That is why right, temporarily defeated, is stronger than evil triumphant!!!

“I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: ‘We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal.’”
“I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin, but by the content of their character.”

Congratulation Barak Obama
1st Black President.

-Keyshawn Smith

 

Le cercle des femmes

 

Ce matin, j’étais dans une salle d’attente et je suis tombée sur cet article dans une revue. J’ai longtemps pensé que j’étais faite pour être entourée de garçons.  C’est vrai qu’une partie de moi est ”one of the boys”.  Mais la présence de femmes s’est avérée pour moi nécessaire, enrichissante, rassurante, bienfaisante.  Cet article m’est rentrée dedans et m’a montré, dans ma tête, tour à tour, les femmes de ma vie.  Les femmes de mon cercle.

Impossible de ne pas faire le lien aussi avec la petite Corinnette qui s’en vient plus si petite que ça…

Des larmes vous dites?  Un déluge!!!!  Il fallait absolument que je vous le fasse lire.

****

Raphaëlle

Ma fille aura 13 ans dans 15 jours. Treize ans! Ma poulette, ma princesse, ma « trésor ».

Ma fille unique. Celle que j’ai mise au monde dans mon lit, avec l’aide d’une sage-femme. Celle avec qui j’ai dormi tant de nuits, lovée contre elle dans la danse langoureuse de l’allaitement et du maternage. Ma fille adorée, dont j’ai pourtant craint l’arrivée. C’est que, parfois, les bébés arrivent au monde avec, dans leurs mains, les vieilles blessures de leurs parents. Raphaëlle, celle qui m’a réconciliée avec la féminité, la douceur, réconciliée avec l’idée même d’être une mère.

Elle a beaucoup changé ces derniers mois… À la fois plus secrète et plus « déployée ». Dans son regard, je vois le flou de tout ce qu’elle ne partage plus avec moi. Son corps s’est transformé aussi, jusqu’à lui imposer une nouvelle façon de bouger et de se tenir. Parfois, le téléphone sonne et c’est un garçon que je ne connais pas qui demande à lui parler. Elle me sourit, prend l’appareil et s’enferme dans sa chambre. Raphaëlle a pénétré dans l’étroit passage de la puberté. J’en suis profondément émue.

J’ai tant de choses à lui dire! Je voudrais dérouler devant elle la carte de la vie et lui indiquer dessus les déserts et les oasis, les ponts suspendus et les passages souterrains. Marquer d’une croix l’emplacement de la source qui désaltère le corps et l’âme. Lui raconter comment on grimpe pour sauter les murs qui se dressent sur notre chemin et comment aussi, parfois, on les contourne. Je voudrais placer dans sa besace tout ce qui l’aidera. Des couleurs et des pinceaux pour qu’elle dessine elle-même sa vie. Une hache pour se faire un sentier dans la forêt et pour fendre les méchants. Une corne de brume pour qu’elle puisse m’appeler à toute heure du jour ou de la nuit. Un œuf de dragon pour qu’elle ne néglige jamais sa créativité. Et des cailloux blancs pour trouver son chemin quand il sera l’heure du retour.

Je prépare une fête très spéciale pour elle. Une fête pour célébrer sa venue dans le grand cercle des femmes. Il n’y aura que des femmes et chacune d’elles aura été choisie en fonction du pont unique qu’elle incarne entre ma fille et le monde. Chacune sera chargée de lui transmettre, ce soir-là, une part du formidable héritage millénaire des femmes: la fécondité, les connaissances et l’intelligence des femmes, l’art et la culture, la puissance de la sexualité des femmes, l’âme féminine et sa spiritualité. Chant, danse, poème, dessin, conte, chacune de nous le fera à sa manière et lui offrira un cadeau qui symbolise son thème.

C’est pour qu’elle sache que le temps va passer, et les amours se succéder, mais toujours elle sera du cercle des femmes. Amies, mère, grands-mères, cousines, tantes, nièces, voisines, confidente. Aux jours difficiles, quand tu devras traverser seule les sentiers plus escarpés de la vie, écoute bien, ma belle, et tu entendras tes sœurs, debout de chaque côté de ce sentier, qui t’encouragent, te félicitent, qui courent à côté de toi et te désignent les embûches. Tes sœurs qui prient pour toi et brisent parfois les règles pour te rejoindre dans le sentier et te porter sur leurs épaules. Finalement, tu découvriras qu’elles t’attendent toujours les bras ouverts, à la fin du passage difficile.

Peu importe à quel point tu aimeras ton homme, à quel point tu aimeras tes enfants, et je sais que tu les aimeras beaucoup! Nourris le cercle de tes sœurs parce qu’il restera toujours un lieu de repos et de joies, une source où te refaire. Prends soin de tes sœurs, ma belle. Tu seras une amoureuse, une compagne, une mère, une collègue, une artiste, une patronne peut-être. La vie se charge de tricoter les mailles à l’envers et à l’endroit. Les boulots vont et viennent, les cœurs se brisent et se rapiècent, ceux qu’on aime finissent par mourir. Mais, toujours, si tu prends soin de tes sœurs, elles seront là, dans tes nuits sans sommeil, à t’attendre les bras ouverts, parce qu’elles les ont traversées elles aussi. Sois la bienvenue parmi les femmes.

par France Paradis, publié dans Enfants Québec, mai 2007.

 

95,1%

 

J’en ai eu des belles notes dans ma vie, mais celle-là est celle qui me fait le plus plaisir!

Je suis allée faire le fameux test de l’indice relatif du bonheur sur le site www.indicedebonheur.com .  Eh bien, on peut dire que j’habite dans le bonne ville.  En effet, selon cette étude, Sainte-Julie est la ville du Québec avec les habitants les plus heureux.

Avec mon résultat de 95,1%, sur une moyenne de 76, je me plais à penser que j’aide à la cause!  Et en plus, j’ai fait ce test lors de ma semaine de retour au travail après un an et demi d’bsence sur le marché.  Imaginez si je le refaisais pendant mes vacances!

Et vous, avez-vous un petit 5 minutes?  Si oui, cliquez sur le site mentionné plus haut et faites le test.  Et ensuite, bien sûr, venez me parler de vos résultats!

 

Nouvelle vie, nouveau look!

 

J’avais hâte de venir vous écrire! 

Ma vie a complètement changé en 2 semaines!  Évidemment, la différence majeure est que je n’ai plus une minute à moi, donc plus une minute pour le blogue!  Tellement de choses à écrire, mais tellement peu de temps pour le faire!  Honnêtement, je me demande comment je vais faire pour le tenir à jour.  Déjà que j’avais de la difficulté depuis quelques mois!!!

Je vous présente un nouveau look pour mon blogue.  J’ai longtemps hésité entre ce look-çi et celui du bureau en désordre.  J’hésitais entre ce que je pensais que ma vie allait devenir, un bordel, ou plutôt ce que je voulais que ma nouvelle vie soit: calme, fleurie et user friendly.  J’ai opté pour cette dernière façon de voir les choses.  J’ai laissé le look du bureau en désordre à mon homme, qui l’a bien aimé.  Pourtant, il est tellement plus à l’ordre que moi!

Parlant de ma nouvelle vie, tout va vraiment très.  Mon entrée au travail va très bien.  L’équipe semble vraiment super, les projets sont intéressants, et les conditions au quotidien sont excellentes.  Lors d’une journée normale, je suis de retour à la maison avec mini-minou à 15h30.  J’ai vraiment le temps d’entrer dans la routine de soir sans courrir.  C’est vraiment super.  Par contre, je quitte très tôt le matin afin de commencer à travailler à 7h00.  C’est Martin qui s’occupe des enfants le matin.

Tout va bien dans le meilleur des mondes!

 

Allaitement et lait

 

Voici plusieurs semaines maintenant que j’ai entrepris de sevrer partiellement mini-minou.  Avec la recherche d’emploi s’en venait imminamment mon absence de jour et franchement, je ne voulais pas aller tirer mon lait dans les salles de toilettes de mon futur bureau.  J’ai de la misère à faire un numéro 2 en public…  Alors imaginer me traire à tous les jours, 2 ou 3 fois par jour!  Et puis, je commenais à trouver que dans mon cas, ça aurait été ben du trouble!

J’ai donc délaissé graduellement un boire à la fois.  Tout s’est vraiment bien passé, autant pour bébé que pour maman.  J’ai gardé pendant quelques semaines les boires du matin et du soir au sein.  Mon plan?  Attendre à la dernière minute avant de laisser tomber le boire du matin et garder celui du soir pour plusieurs mois encore.

Eh bien depuis vendredi passé, j’ai abandonné le boire du matin et franchement, celui là me fait de la peine.  Ce petit moment tendre du matin, intime, couchés dans mon lit me manque terriblement.  Bon, peut être pas terriblement, mais quand même.  Il me manque beaucoup.  Les allaiteuses, êtes-vous comme moi?  Avez-vous réalisé après coup qu’il y avait un boire en particulier qui vous était plus cher que les autres?

D’un côté plus terre à terre, j’ai depuis ce week end de sérieux doutes quand à la poursuite de l’allaitement du soir.  Je réalise qu’Émilio boit BEAUCOUP plus de lait au biberon le soir qu’au sein.  Comment je le sais?  Les soirs ou je suis absente à l’heure de son dodo, il boit un biberon et moi, je tire mon lait.  Et bien voilà qu’on s’est rendu compte qu’immanquablement, à toutes les fois que ça arrive, je me tire environ 2 ou 3 onses de lait (donc on peut estimer que lui en bois 3 ou 4 de mon sein) mais mon chum lui donne un biberon de formule de 8 onses et bébé le boit tout!

Le boire du soir est un peu difficile avec moi. Il est souvent mécontent et agité.  Il n’en est rien au biberon par contre.  Peut-être que son problème, c’est qu’il ne réussit pas à avoir assez de lait de ma part pour le satisfaire? Mais d’un autre côté, mon lait étant plus riche que la formule, il a peut-être effectivement moins besoin d’en boire.  Et il ne semble pas affamé puisqu’il dort aussi longtemps après un type de boire ou l’autre.

Je ne sais pas quoi penser… Je voulais garder encore plusieurs mois le boire du soir pour qu’il aie une bonne partie des anticorps et autres bienfaits de l’allaitement, même si partiel. Les mamans…  Mais d’un autre côté, si je me rends compte que ça ne lui fournit pas assez de lait, je vais devoir changer. Vous pensez quoi de mon histoire?

 

La bonne nouvelle du jour!

 

J’ai un emploi!

De beaux défis, de belles conditions, une belle équipe, un bonne boss, un bel horaire et un beau bureau.

Quoi demander de mieux?

J’ai eu la confirmation hier et j’en suis bien contente.  Je débute le 6 octobre et d’ici là, j’ai une semaine de congé durant laquelle on pratiquera en famille le nouvel horaire de la maisonnée.

Merci à tous mes amis qui m’ont aidé de près ou de loin drant ma recherche.  Vraiment, vos pensées, vos gestes et vos envois de postes ont été très appréciés.

Tout de même, moi qui n’est pas très braillarde et émotionnelle de nature… En revenant hier, j’étais super contente.  Je repensais à tout ça, j’avais de la bonne musique dans la voiture, il faisait beau; tout allait bien.  Jusqu’au moment ou je vis 3 mamans ensemble sur la rue avec leur pousette.  J’ai eu un grand coup au coeur et une grosse larme a jailli sur ma joue.  Toute ma belle année avec notre petit bonhomme a passé devant mes yeux et j’ai éprouvé une grande et profonde tristesse.

Je vis une grande dualité; l’excitation de retourner travailler qui est réelle, et la peine d’abdonner cette belle période de ma vie que fut la première année de mon enfant, à ses côtés.

Je ne peux qu’espérer que la vie sera assez généreuse pour m’offrir un jour une autre fois le privilère de donner la vie et de la voir se façonner durant un an.